Vague de transferts PERP vers PER : 4 ans après, le bilan
Publié le 7 novembre 2024 — Mobilité épargne
Depuis la fermeture à la souscription du PERP et du contrat Madelin en octobre 2020, des millions d'épargnants ont effectué — ou envisagent encore — un transfert vers le PER individuel. Quatre ans après, quel bilan tirer de cette mobilité massive ?
L'ampleur du mouvement
Selon les estimations des assureurs, environ 2 à 3 millions de PERP et contrats Madelin ont été transférés vers des PER depuis 2020. Ce mouvement a été particulièrement intense en 2021-2022, poussé par les nombreuses communications sur les avantages du PER.
Pourquoi les épargnants ont-ils transféré ?
- La sortie en capital : la principale raison citée. Le PERP ne permettait de sortir en capital qu'à 20 % maximum — le PER autorise 100 % en capital.
- La réduction des frais : les anciens PERP bancaires avaient souvent des frais sur versements de 3 % à 5 %. Les PER en ligne offrent 0 %.
- L'amélioration de la gamme : accès aux ETF, fonds immobiliers (SCPI), gestion pilotée moderne.
- Le déblocage résidence principale : non disponible sur le PERP (sauf premier achat), disponible sur le PER pour tous.
Les pièges à éviter lors d'un transfert
- Vérifier les garanties de taux sur le fonds en euros : certains anciens PERP comportent des garanties de taux minimum (TMG) qui disparaissent au transfert
- Attention aux frais d'indemnisation de rachat sur certains fonds en euros (pouvant aller jusqu'à 5 %)
- Analyser l'antériorité fiscale : un PERP ayant généré des plus-values importantes peut avoir une fiscalité différente selon le niveau de déduction passé
Est-il encore intéressant de transférer son PERP en 2025 ?
Si votre PERP a moins de 5 ans, des frais de transfert jusqu'à 1 % s'appliquent. Si votre PERP a plus de 5 ans, le transfert est entièrement gratuit. Dans ce cas, la question est essentiellement : les avantages du PER (capital, gamme, frais) justifient-ils les démarches ? La réponse est oui pour la grande majorité des épargnants.