Réforme des retraites 2023 : pourquoi le PER devient encore plus incontournable
Publié le 3 avril 2023 — Retraite & Épargne
La réforme des retraites promulguée le 14 avril 2023 a relevé l'âge légal de départ en retraite de 62 à 64 ans et porté la durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein à 43 annuités pour les générations nées à partir de 1965. Si cette réforme n'impacte pas directement les règles de fonctionnement du PER, elle en renforce considérablement l'intérêt stratégique.
Deux années de carrière supplémentaires : une opportunité d'épargne
Travailler deux ans de plus signifie aussi deux années supplémentaires de versements sur son PER. Sur un versement mensuel de 300 €, ce sont 7 200 € de capital supplémentaire constitué (plus les intérêts capitalisés). La réforme, perçue négativement sur le plan social, offre paradoxalement une fenêtre d'épargne élargie aux épargnants qui anticipent.
Un taux de remplacement en baisse : l'urgence d'épargner
Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) anticipe une baisse progressive du taux de remplacement (rapport entre la pension et le dernier salaire) pour toutes les catégories de travailleurs. Cette baisse structurelle renforce la nécessité de constituer une épargne complémentaire via le PER.
La fenêtre de départ anticipé : le PER comme porte de sortie
La réforme maintient plusieurs dispositifs de départ anticipé (carrières longues, invalidité, pénibilité). Mais pour ceux qui souhaitent partir avant 64 ans sans remplir ces conditions, un capital PER suffisant peut permettre de se constituer un « pont de revenus » entre la cessation d'activité et le déclenchement de la pension obligatoire.
Exemple concret
Un cadre souhaitant partir à 62 ans (2 ans avant l'âge légal) a besoin de se constituer un capital de remplacement. Avec un PER de 150 000 € et une sortie en capital fractionnée sur 2 ans, il dispose de 75 000 € bruts par an pour couvrir ses besoins, avant de percevoir sa pension à 64 ans.