Flat tax et PFU en 2025 : ce que les épargnants doivent savoir
Publié le 25 octobre 2024 — Fiscalité de l'épargne
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), également appelé flat tax, est l'impôt à taux unique de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) applicable aux revenus du capital et aux plus-values de cession mobilière. Introduit par la loi de finances 2018, son maintien ou sa suppression a fait l'objet de vifs débats lors des budgets 2024 et 2025.
Le PFU maintenu à 30 % pour 2025
Malgré les propositions de suppression formulées par certains partis politiques (avec retour au barème progressif de l'IR), la flat tax à 30 % a été maintenue dans la LFI 2025. Cette stabilité est bien accueillie par les épargnants qui avaient adapté leurs stratégies patrimoniales en conséquence.
Impact de la flat tax sur le PER
La flat tax s'applique sur les plus-values générées au sein du PER lors de la sortie en capital :
- Si versements déduits à l'entrée : les plus-values (gains) sont soumises à la flat tax de 30 % lors du retrait en capital
- Si versements non déduits à l'entrée : seules les plus-values sont soumises à la flat tax de 30 %. Le capital initial est exonéré d'IR.
Note importante : dans le cadre d'une sortie en rente, la flat tax ne s'applique pas — la rente est soumise au barème progressif selon son régime fiscal propre.
Que se passerait-il si la flat tax était supprimée ?
Si la flat tax était remplacée par le barème progressif, un épargnant à 41 % de TMI verrait la fiscalité sur ses plus-values passer de 30 % à 58,2 % (41 % + 17,2 % de PS). Cela changerait radicalement les arbitrages entre sortie en capital et sortie en rente pour les hauts revenus. Le débat reste ouvert pour le budget 2026.